Consommer mieux

Le premier geste pour préserver l’environnement n’est pas tant de consommer moins que de ne pas acheter un meuble ou un objet neuf lorsque l’un ou l’autre existent déjà et sont proposés à la vente. Or la seconde main ne rime pas toujours avec mauvaise qualité, bien au contraire ! Il suffit de jeter un coup d’œil à un meuble IKEA après deux ans de vie et de le comparer à une commode du début du XIXe siècle qui, quant à elle, affiche au compteur… deux cent ans ! 

La production de masse de la seconde moitié du XXe siècle a mis sur le marché des milliers de  pièces de mobilier et d’objets décoratifs fabriqués en série, à la va-vite et bien souvent de qualité médiocre. S’ils répondent à une mode versatile, une envie passagère, ils sont le plus souvent sans âme et traversent difficilement les années. Ce mode de production initié au lendemain de la révolution industrielle au milieu du XIXe siècle n’a, bien sûr, pas créé que de la mauvaise qualité. Comme à toutes les époques, différentes productions se côtoient et cohabitent, certaines avec plus de succès que d’autres. C’est pourquoi les antiquaires s’inscrivent depuis toujours dans la transmission du patrimoine culturel et sont aujourd’hui devenus des acteurs de la transition écologique. En tant que dépositaires de productions qualitatives des années et des siècles passés, ils garantissent un mobilier durable, capable d’affronter le temps sans se démoder et capable de satisfaire tous les goûts et tous les budgets.

La rencontre de l'ancien et du contemporain avec ce lustre en cristal et bronze doré sur fond bleu pétrole © Pipat Antiquités
La rencontre de l'ancien et du contemporain avec ce lustre en cristal et bronze doré sur fond bleu pétrole © Pipat Antiquités

Car si les modes changent, la qualités et les formes des pièces répondant parfaitement aux fonctions et aux usages sont gage d’intemporalité. En choisissant d’acheter chez les antiquaires, les consommateurs agissent véritablement pour l’environnement : aucun nouvelle ressource n’est convoquée, aucun arbre n’est coupé. Le bilan carbone d’un meuble ou d’un objet ancien est ainsi  parfaitement neutre.

Des meubles et des objets uniques

Les intérieurs stéréotypés, ressemblant à s’y méprendre à un espace d’exposition de magasin de décoration, ont largement été moqués. Et pour cause : la fabrication en série exige l’uniformisation des goûts mais se vante paradoxalement de se faire le reflet de la personnalité de l’acquéreur ! Ce jeu de dupes consentit a néanmoins un aspect rassurant et c’est sans doute la raison de son succès. En achetant des meubles et objets vus chez d’autres, le client ne craint plus une faute de goût… quitte à accepter de vivre dans un intérieur quelconque et sans caractère.

L’achat d’antiquités est en tout point opposé à cette conception de l’intérieur : les objets chinés par les antiquaires sont uniques ou ont été édités en de très petites quantités. Le client est ainsi directement impliqué dans le choix de son intérieur, ses goûts ne sont plus dictés par l’uniformité et les antiquaires sont aussi de bon conseil pour les encourager à affirmer leur personnalité. Pour ceux qui craignent toujours le faux pas esthétique, les professionnels de l’antiquité sont familiers des grandes règles de l’aménagement intérieur et sont ainsi capables de vous guider dans vos choix. Avec un peu de patience, les goûts se dessinent et les choix s’affirment !

Ce miroir XVIIIe siècle et ce service à orangeade ancien s'accordent parfaitement avec un lampadaire Murano contemporain © Pipat Antiquités
Ce miroir XVIIIe siècle et ce service à orangeade ancien s'accordent parfaitement avec un lampadaire Murano contemporain © Pipat Antiquités

Prendre le temps 

C’est une autre facette du marché de l’antiquité qui revient aujourd’hui sur le devant de la scène : prendre le temps. La fabrication en série a trop longtemps poussé les consommateurs à l’achat rapide, à la consommation permanente et au délaissement compulsif. Or, les mauvaises qualités ne sont justement pas conçus pour que meubles et objets durent dans le temps. Alors, un cercle se met en place : achat, consommation rapide, lassitude et rejet. Non content de créer de la frustration, ce système pervers pollue et maltraite l’environnement.

Ne serait-il pas temps de reprendre le temps ? Reprendre le temps de choisir la pièce qui convient parfaitement, celle qui combine qualité et durabilité, esthétique et usage. L’antiquaire favorise ces démarches en chinant pour vous, en valorisant un mobilier unique et solide, élégant et pratique. 

Le stand Pipat au salon des Champs-Élysées, en 2016 © Pipat Antiquités
Le stand Pipat au salon des Champs-Élysées, en 2016 © Pipat Antiquités

Il faut parfois faire preuve de patience avant de trouver la perle rare, mais cette patience est largement récompensée par l’accueil d’un meuble, d’un objet ou d’une œuvre d’art qui deviennent dès lors des compagnons de vie et non plus de simples pièces de décoration. 

Le désir est l’ennemi de la lassitude et dans ce domaine, le marché de l’antiquité est une véritable source de joie : la curiosité se nourrit et s’enrichit de nouvelles découvertes et l’âme se repaît de beau, dans un plaisir des yeux toujours renouvelé !

L’antiquité : un choix écologique et économique

Qui dit fabrication en série dit petits prix, soldes et autres destockages. Si cette solution semble alléchante, elle est pourtant loin d’être économique. Si vous devez les racheter tous les 4 ou 5 ans, l’accumulation des achats ne rend finalement pas le mobilier et les objets fabriqués en série si économiques que ce qu’ils prétendent… Sans compter le bilan carbone lié à la fabrication des pièces, à l’utilisation de ressources naturelles, au transport et à l’emballage.

Certes, les pièces d’antiquité – dans lesquelles sont inclues les pièces mid-century ou design datant du XXe siècle – sont souvent plus onéreuses que celles qui sortent flambant neuves d’un magasin d’ameublement ou de décoration. En revanche, leur durée de vie est notoirement plus longue ! Lorsque la durée de vie moyenne d’un meuble à monter soi-même est d’environ 10 ans et dépend en grande partie de la qualité du montage, celle d’un meuble d’antiquaire est d’environ deux cent ans et dépasse souvent plusieurs siècles… 

Il s’agit là encore d’une question de choix : d’un côté la consommation à outrance, l’immédiateté à petit prix et de médiocre qualité ou bien un choix raisonné, nécessitant un peu plus de patience et d’investissement financier mais largement amorti sur plusieurs (centaines) d’années.

Ce miroir en bois doré daté du XIXe siècle est installé au-dessus d'une commode Murano contemporaine. Deux lampes ginkgo et une verrerie d'art habillent l'ensemble © Pipat Antiquités
Ce miroir en bois doré daté du XIXe siècle est installé au-dessus d'une commode Murano contemporaine. Deux lampes ginkgo et une verrerie d'art habillent l'ensemble © Pipat Antiquités

L’antiquité a de beaux jours devant elle. À valoriser les productions de passé, les antiquaires maintiennent vivant un patrimoine qui n’est pas seulement l’apanage des musées et des châteaux. Grâce à cela, des artisans d’art peuvent exercer leur métier, restaurer des pièces anciennes et parfaire leurs techniques pour créer de nouvelles pièces qui feront le patrimoine de demain. En préférant l’antiquité et la création d’artisanat d’art, les consommateurs ont l’opportunité d’agir concrètement sur l’écologie, la préservation des savoir-faire et du patrimoine culturel.

Si, parfois, une pièce achetée pour se faire plaisir se révèle être une petite pépite signée d’un grand ou d’un petit maître, toutes ont en commun leur singularité, leur caractère. Si d’aucuns considèrent qu’antiquité rime avec démodé, un petit tour sur ce site web devrait les persuader du contraire !