Grande huile sur toile, Samson et Dalila, dans le goût de William Bouguereau, XIXe siècle
Ce mythe mêlant guerre, amour et trahison fut l’un des grands sujets du XIXe siècle, dans l’opéra comme dans la peinture. Saint Saëns brilla dans le premier, les peintres romantiques s’emparèrent du second.
Ici, la pâte évoque suffisamment celle de William Bouguereau (1825 – 1905) pour le mentionner. Peut-être est-ce l’œuvre de l’un de ses élèves ou de ses suiveurs.
La composition égyptisante rappelle celle de José Echenagusia Errazquin (1844-1912) pour le même sujet. Samson s’abandonne au sommeil dans les bras de Dalila sans soupçonner que celle-ci va le trahir.
Le récit mythique de la Bible hébraïque oppose Samson aux Philistins. Plusieurs fois le héros les bat, seul contre mille. Alors, lorsque Samson tombe amoureux de Dalila, secrètement au service des Philistins, le héros ne se méfie pas et lui confie son secret : sa force herculéenne réside dans ses cheveux. Alors qu’il dort, Dalila coupe les cheveux de Samson. Ce dernier, affaibli, est désormais retenu captif, aux mains des Philistins. Mais alors que sa chevelure repousse, il se venge une dernière fois et fait s’écrouler les colonnes auxquelles il est attaché. Le bâtiment s’effondre et il périt avec ses ennemis.
Ce tableau encadré est en très bon état.












